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Pour commencer, Edward Barrow est-ce un nom d'emprunt ?
- Et non ! Il s'agit bien de mon nom… Mais tout le monde me pose cette question. En fait, mon grand-père était anglais, et pour le prénom, c'est ma mère qui voulait que ça colle avec mon nom de famille.
Qu'est-ce qui vous a donné envie de faire de la musique ?
- Je n'ai pas de souvenir particulier. J'ai toujours eu envie de chanter. J'ai commencé par une chorale vers l'âge de huit ou neuf ans. Je crois que j'ai toujours voulu être chanteur.
Comment avez-vous trouvé votre style ?
- Cela s'est imposé à moi. J'ai toujours aimé la musique mélancolique comme Simon and Garfunkel, Nina Simone ou encore Marianne Faithfull. Mais d'autres styles musicaux m'ont influencé aussi comme les chants bulgares ou tziganes. J'aime bien les chants qui donnent envie de pleurer !
De quoi parlent vos textes ?
- C'est un peu bateau, mais mes chansons parlent de l'amour, de la vie (pause), de certaines disparitions. D'anciens heureux moments aussi ! Ce n'est que du ressenti, il ne s'agit pas forcément que de choses concrètes, mais surtout ce que je ressens dans l'instant. Les thèmes sont très variés. Dans «All night long», j'évoque mes angoisses nocturnes, mais dans un autre genre, «Le bord de mer» parle de souvenirs aussi simples que mes vacances en famille.
Justement, qu'est-ce qui vous pousse à écrire des textes aussi mélancoliques ?
- C'est la vie ! Pourtant je ne suis pas du tout triste dans la vie. Pour tout dire, je préfère faire rire, au quotidien. Mais avec la musique c'est autre chose, j'ai envie de toucher les gens, je n'ai pas forcément envie de les faire pleurer, mais plutôt de les émouvoir. Avec cette musique mélancolique, j'ai trouvé mon équilibre.
Seriez-vous tenté par des chansons plus rock ?
- Sur scène, mes chansons sont plus «dynamiques». Lorsque je compose, il s'agit plutôt de morceaux doux, mais les musiciens avec lesquels je travaille me poussent à «booster» un peu tout ça. Je me laisse faire car je trouve cela positif. Cela enrichit mon univers.
Que ressentez-vous sur scène ?
- La scène est ce qu'il y a de plus important dans mon travail, car il y a toute cette excitation de savoir si oui ou non ce pour quoi on a travaillé, va plaire au public. Et on a forcément peur de se planter, peur d'une panne de courant, tout ça mêlé à l'excitation de jouer devant le public et voir sa réaction par rapport aux morceaux.
Comment 'vivez'-vous vos chansons sur scène ?
- Quoi qu'il arrive, je les vis pleinement. Plus particulièrement en ce moment la chanson «The Black Tree», car elle évoque la disparition d'un être qui m'était cher, mon grand-père. Et il y a des mélodies qui me procurent beaucoup de plaisir. Quelque chose d'agréable pour le corps.
D'où vous vient cette sensibilité ?
- Je n'en sais rien. Je crois avoir toujours été sensible. Est-ce que cela vient de l'éducation... Mes parents sont très sensibles.
Comment composez-vous vos chansons ?
- J'écris au piano les mélodies et les textes, et par la suite, je propose l'ensemble aux musiciens. En ce moment je travaille avec un guitariste/pianiste (Benoit Laporta) et un bassiste/guitariste (Pierre-Benoit Cherer). J'ai fait appel à eux car sur scène je préfère me concentrer sur le chant, je me sens plus libre ainsi. A l'avenir, je sais que j'aimerais travailler aussi avec des cordes, violoncelles et violons.
Est-il difficile de se faire connaître ?
- Aujourd'hui, les artistes ont de nombreux outils à leur disposition grâce à Internet, tels que myspace, et facebook. C'est plus simple, et surtout, cela permet de toucher des gens à travers le monde. J'ai eu des retours très positifs sur mes chansons venant de Chine, des Etats-Unis. Mais même si Internet peut faciliter certains contacts, rien ne remplace la scène. Ce n'est qu'avec la scène que vous avez un véritable échange avec les gens, que vous pouvez voir si vous les touchez.
Quels artistes appréciez-vous actuellement ?
- Il y a une vague de Brooklyn qui me plaît beaucoup en ce moment, dans laquelle on retrouve Chris Garneau, Clare and the Reasons ou encore Scott Matthew. Avec ces artistes là, ou encore Antony and the Johnsons, j'ai vu que l'on pouvait faire des chansons mélancoliques et que ça pouvait plaire, ça m'a rassuré.
A quoi aspirez-vous ?
- J'aspire à vivre de ma musique. Que mon quotidien soit fait de compositions, de répétitions, de tournées… J'ai suffisamment goûté à la vie active (anciennement responsable de production dans la publicité, ndlr), pour savoir que ce n'est pas mon truc.
Que peut-on vous souhaiter ?
- Plein de réussite et de bonheur ! Que mes prochains concerts se passent bien et plus simplement, que les gens aiment ma musique.
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